L’expérience d’Audreana Rossi dans le cadre du programme Associate GIS Professional
Vous êtes-vous déjà demandé comment se passent les débuts d’une carrière en SIG à Esri Canada? Ancienne analyste SIG associée, Audreana Rossi nous raconte ce qui l’a amenée à intégrer le programme Associate GIS Professional et comment cette expérience a contribué à orienter sa carrière à Esri Canada.
Qu’est-ce que le programme Associate GIS Professional d’Esri Canada?
Le programme Associate GIS Professional (AGPP) conçu pour aider les personnes récemment diplômées d’un programme en systèmes d’information géographique (SIG) à faire la transition entre les études et le marché du travail grâce à l’expérience pratique, au mentorat et à l’apprentissage continu. Les participants commencent par occuper un poste rémunéré à temps plein et effectuent des rotations dans différents services de l’entreprise. Ils ont ainsi l’occasion d’explorer diverses avenues professionnelles tout en développant leurs compétences techniques et professionnelles.
En règle générale, les participants entament leur parcours au sein de l’équipe d’assistance technique d’Esri Canada, où ils acquièrent une expérience concrète en résolvant une grande variété de problèmes pour un vaste éventail de clients. Après leur période d’intégration et leur première rotation à l’assistance technique, ils découvrent d’autres équipes d’Esri Canada grâce à des affectations supplémentaires. Les participants peuvent exprimer leurs préférences en fonction de leurs intérêts et de leurs objectifs de carrière, bien que les affectations dépendent toujours des occasions offertes et des besoins de l’entreprise. Cette souplesse permet à chacun d’acquérir de l’expérience dans différents domaines des SIG et de mieux cerner les secteurs dans lesquels il souhaite évoluer au sein de l’organisation.
Qu’est-ce qui vous a poussée à poser votre candidature au programme Associate GIS Professional?
Mon parcours vers les SIG a été tout sauf linéaire. J’ai commencé mes études de premier cycle à l’Université McMaster en pleine pandémie dans un programme de mathématiques et de statistique. Après mon premier cours d’algèbre linéaire, et quelques matrices de trop, j’ai rapidement réalisé que, même si j’aimais les mathématiques et la résolution de problèmes, je ne me voyais pas faire carrière exclusivement dans ce domaine. Après avoir exploré différentes options et changé plusieurs fois de programme, j’ai finalement trouvé ma voie en sciences de l’environnement.
Dans le cadre de ce programme, je devais suivre un cours d’introduction aux SIG. Ironiquement, c’était le cours qui m’inquiétait le plus. Il avait la réputation d’être difficile et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Pourtant, dès le premier cours, j’ai eu un véritable coup de cœur pour les SIG. J’ai immédiatement su que je voulais poursuivre dans cette direction. À partir de ce moment, j’ai orienté mes études vers les SIG et choisi des cours qui me permettraient de développer davantage mes compétences.
J’ai découvert le programme AGPP pendant mes études à McMaster et, dès ce moment-là, j’ai su que je voulais en faire partie un jour. Après l’obtention de mon diplôme, je savais que je voulais poursuivre ma formation en SIG et me rapprocher de cet objectif. C’est ce qui m’a amenée à déménager en Nouvelle-Écosse afin d’obtenir un certificat d’études supérieures en SIG au Centre des sciences géographiques (COGS) du Collège communautaire de la Nouvelle-Écosse.
Au cours de mon deuxième semestre au COGS, j’attendais avec impatience l’affichage du poste dans le cadre de l’AGPP. Dès sa publication, j’ai soumis ma candidature. Ce qui me séduisait dans le programme, c’est que, même si les SIG me passionnaient déjà, je ne savais pas encore sous quelle forme je voulais en faire ma carrière. J’avais acquis de l’expérience avec les SIG dans différents emplois occupés pendant mes études universitaires, mais je n’avais pas encore trouvé le créneau qui me correspondait réellement. Le programme m’offrait l’occasion d’explorer diverses applications des SIG tout en poursuivant mon perfectionnement et en acquérant une précieuse expérience professionnelle.
Quel genre d’expériences avez-vous vécues dans le cadre de l’AGPP?
J’ai passé mes six premiers mois à Esri Canada au sein de l’équipe d’assistance technique. Après un mois complet d’intégration comprenant des dossiers fictifs et des exercices de dépannage, j’ai commencé à traiter mes propres demandes d’assistance. Celles-ci allaient de questions portant sur les fonctionnalités des produits à la résolution de problèmes empêchant les clients de mener leur travail à bien.
Avant d’intégrer cette équipe, j’imaginais l’assistance technique comme un rôle plutôt solitaire. J’ai rapidement découvert que l’équipe d’assistance technique d’Esri Canada est extrêmement collaborative et très soudée. Les dossiers étaient fréquemment examinés et résolus en équipe, ce qui me permettait d’apprendre auprès de collègues aux parcours et aux expertises variés. J’avais également un mentor attitré avec qui je faisais un suivi hebdomadaire. Que j’aie besoin d’aide pour résoudre un dossier complexe, de conseils sur un nouveau processus ou simplement de quelqu’un avec qui échanger des idées, mon mentor était toujours là pour m’accompagner tout au long de cette rotation.
Après mes six mois à l’assistance technique, j’ai amorcé une rotation au sein de Milieu scolaire et recherche, principalement avec l’équipe responsable du primaire et du secondaire. Cette équipe veille à mettre la technologie d’Esri entre les mains du personnel enseignant et des élèves partout au Canada grâce à des ateliers, des présentations, des ressources pédagogiques et un soutien continu. Elle collabore également avec plusieurs partenaires d’Esri Canada du milieu de l’éducation, notamment la Fédération canadienne de la faune, Éco Héros, la Fondation BC Parks, Maximum City et de nombreuses autres organisations remarquables.
Au cours de cette affectation, mon principal projet consistait à développer un site ArcGIS Hub pour le Centre canadien d’éducation axée sur la nature de la Fédération canadienne de la faune. Ce projet m’a permis de travailler de façon approfondie avec ArcGIS Hub, un produit que je n’avais jamais utilisé auparavant, tout en mettant à profit certaines compétences en HTML et en développement web. Le développement web a toujours été un domaine qui m’intéressait, mais avant d’intégrer l’AGPP, je ne savais pas si j’aurais souvent l’occasion de combiner ces compétences avec les SIG. Pouvoir combiner les SIG, le HTML et la personnalisation de sites web a été l’un des points forts de cette rotation. Cette expérience m’a montré à quel point les carrières en SIG peuvent être diversifiées.
J’ai également eu l’occasion de coanimer des ateliers et des présentations devant des publics très variés. Prendre la parole devant un public était une compétence que je souhaitais développer en intégrant le programme. J’ai rapidement compris que la meilleure façon de surmonter sa peur de présenter était tout simplement de le faire. À la fin de cette rotation, je me sentais beaucoup plus à l’aise devant un groupe et, depuis, j’ai même eu l’occasion de présenter lors de conférences en personne.
Ici, j’anime un atelier pratique sur Survey123 lors de la conférence de l’Association pour l’enseignement de la géographie et de l’environnement en Ontario (AEGEO) de 2026.
Au-delà de mes rotations officielles, l’un des aspects les plus enrichissants de l’AGPP a été la possibilité de tisser des liens avec des personnes provenant de l’ensemble de l’organisation. Que ce soit dans le cadre de projets, de rencontres informelles autour d’un café ou de simples conversations, j’ai appris à connaître différentes équipes, divers parcours professionnels et de nombreux domaines d’expertise. J’ai rapidement découvert une culture d’entreprise fondée sur la collaboration, la curiosité et le partage des connaissances.
Comment s’est déroulée la transition entre l’AGPP et votre poste permanent?
Après mes deux rotations, j’ai rejoint l’équipe Milieu scolaire et recherche à titre de spécialiste de l’éducation primaire et secondaire. Après six mois au sein de cette équipe, il était devenu évident pour moi que je souhaitais y poursuivre ma carrière. Le programme AGPP dure habituellement entre 12 et 24 mois, et plusieurs participants y restent plus de 18 mois. Comme j’aimais beaucoup cette rotation et que je souhaitais mener certains projets à terme, je continuais de demander : « Est-ce que je peux rester un peu plus longtemps? » Heureusement, la réponse était toujours oui. Ce qui devait être une rotation de quatre mois s’est finalement transformé en une affectation de six mois.
Alors que je devais normalement me préparer à ma prochaine rotation, un poste permanent s’est libéré au sein de l’équipe. Comme je travaillais déjà avec le groupe, je comprenais bien les responsabilités du rôle et j’ai pu discuter ouvertement de mon intérêt avec la responsable du programme AGPP. La prolongation de ma rotation a facilité la transition pendant le déroulement du processus d’embauche. J’attendais l’affichage du poste avec impatience, j’avais préparé ma candidature à l’avance et je l’ai soumise dès son ouverture.
Même si je travaillais déjà avec l’équipe à titre de participante au programme, j’ai tout de même suivi l’ensemble du processus de sélection et passé une entrevue comme tous les autres candidats. L’entrevue était un peu moins intimidante, puisque je connaissais déjà l’équipe, mais il demeurait important pour moi d’expliquer clairement pourquoi ce poste me passionnait et en quoi mes compétences et mon expérience m’y préparaient. J’ai eu la chance de rester au sein de l’équipe pendant tout le processus de recrutement et, quelques semaines plus tard, j’ai appris qu’on m’avait choisie pour le poste.
Cette expérience a mis en lumière l’un des plus grands atouts de l’AGPP : sa souplesse. Le fait d’avoir pu adapter le calendrier de ma rotation m’a permis de saisir une occasion parfaitement alignée sur mes objectifs, et j’ai énormément apprécié le soutien reçu de la part de l’équipe de l’AGPP et de Milieu scolaire et recherche tout au long du processus.
Le travail lui-même est extrêmement valorisant, puisqu’il me permet de combiner ma passion pour l’éducation à mes connaissances et à mes compétences en SIG. Chaque jour, j’ai l’occasion d’aider le personnel enseignant et les élèves partout au Canada à utiliser les SIG de façon concrète et significative. J’ai l’impression de mettre à profit tout ce que j’ai appris dans le cadre du programme tout en continuant à progresser professionnellement, que ce soit en m’adressant à de nouveaux publics, en élaborant des ressources pédagogiques ou en réalisant des projets qui me poussent à me dépasser.
Avec le recul, accepter ce poste m’a semblé être la suite logique de mon parcours, et le fait d’avoir travaillé au sein de l’équipe comme participante au programme a rendu la transition particulièrement naturelle. L’AGPP m’a offert les expériences, le mentorat et les occasions qui ont contribué à façonner mon cheminement professionnel, et je suis reconnaissante du parcours de carrière qui m’a menée jusqu’ici. Aujourd’hui, je ne me verrais pas faire autre chose.
Une partie de l’équipe Milieu scolaire et recherche lors du Jour de la Terre 2026.
En quoi ce programme vous a-t-il préparé à votre poste actuel?
Mon passage au sein de l’équipe de l’assistance technique a accéléré mon apprentissage des SIG bien au-delà de ce que j’aurais cru possible. En travaillant avec une vaste gamme de produits Esri, de flux de travaux et de demandes de clients, j’ai été exposée à des défis que je n’aurais probablement jamais rencontrés dans un contexte universitaire. J’y ai appris à analyser les problèmes de façon méthodique, à faire du dépannage efficacement, à exercer mon esprit critique et à expliquer des concepts techniques de manière claire à des publics variés. La gestion simultanée de plusieurs dossiers d’assistance technique m’a également permis de développer mes compétences en organisation, en gestion du temps et en priorisation des tâches.
Lorsque j’ai rejoint l’équipe Milieu scolaire et recherche, j’ai pu m’appuyer sur ces bases techniques tout en développant de nouvelles compétences. Contrairement à l’assistance technique, où je ne voyais souvent qu’une petite partie des projets des clients, j’ai eu l’occasion de participer à des projets de bout en bout. Cette expérience m’a appris à planifier des projets, à concevoir des ressources pédagogiques et à adapter le contenu à différents publics.
Mais surtout, le programme m’a appris à apprendre rapidement, à m’adapter à de nouvelles situations et à sortir de ma zone de confort avec confiance. Ce sont des compétences qui me servent encore tous les jours dans mon rôle actuel.
Avec le recul, quelle est la principale leçon que vous retenez du programme?
Quand je repense à mes douze mois au sein de l’AGPP, la plus grande leçon que j’en retire est l’importance de saisir les occasions qui nous motivent réellement.
Lorsque j’ai découvert les différents services d’Esri Canada, l’équipe Milieu scolaire et recherche s’est immédiatement démarquée à mes yeux. Et plus je travaillais avec cette équipe, plus cet intérêt grandissait. J’aimais pouvoir combiner ma passion pour les SIG avec des occasions de soutenir le personnel enseignant et les élèves, de créer des ressources et d’aider les autres à apprendre.
Poser sa candidature à un poste permanent peut sembler intimidant, surtout lorsqu’on ne sait pas encore où l’on trouvera sa place au sein d’une organisation. Le programme m’a toutefois appris qu’il vaut la peine d’oser, de se mettre de l’avant et de saisir les occasions qui correspondent réellement à nos intérêts et à nos objectifs. Grâce à cette expérience, je me suis sentie suffisamment confiante pour poursuivre un rôle qui réunissait les deux domaines qui me tiennent le plus à cœur : l’éducation et les SIG.
Ce programme m’a montré l’importance de suivre ce qui nous passionne véritablement. Ce sont souvent les expériences qui nous poussent le plus hors de notre zone de confort qui nous permettent de grandir le plus. Et lorsqu’on suit ses passions, elles peuvent nous mener vers des possibilités que l’on n’aurait jamais imaginées.
Quelles sont les trois choses que vous aimeriez que les futurs participants sachent avant d’intégrer le programme?
S’il y a trois choses que j’aimerais que les futurs participants à l’AGPP sachent avant de présenter leur candidature ou de commencer le programme, ce sont les suivantes :
- Attendez-vous à être constamment stimulés!
- Vous apprendrez bien plus que vous ne l’imaginez.
- Vous en retirerez ce que vous y investirez. N’hésitez pas à poser des questions, à aller à la rencontre des autres et à dire oui aux nouvelles occasions qui se présentent. Certaines des expériences les plus enrichissantes que j’ai vécues sont nées précisément des moments où j’ai accepté de sortir de ma zone de confort.
Vous voulez en savoir plus sur le programme Associate GIS Professional d’Esri Canada? Lisez un aperçu du programme, explorez les parcours de carrière ou postulez maintenant.
Ce billet a été écrit en anglais par Audreana Rossi et peut être consulté ici.